Combles : isolation à simple ou à double couche ?

Le 21 août 2017

 

Le choix de la solution d’isolation toiture est déterminant pour gagner en performance thermique et énergétique. Isoler en simple ou multicouche doit avant tout répondre aux exigences de confort, de consommation d’énergie et de l’étanchéité à l’air.

Solutions isolation toiture simple ou multicouche

© Crédit photo : Pxhere.com

Viser avant tout une résistance thermique élevée

Avant de choisir la solution d’isolation la plus adaptée, il est primordial de ne pas perdre de vue l’objectif de l’opération. Isoler la toiture, c’est en effet viser une résistance thermique élevée. Pour garantir un confort optimal en été comme hiver, la résistance thermique minimale requise est de 8m².K/W. Une isolation à simple couche peut parfaitement répondre à ce seuil, comme une solution multicouche.

Autrement dit, la méthode à mettre en place repose essentiellement sur le pouvoir isolant du matériau utilisé. Le choix du système isolant doit aussi permettre de réduire au mieux le niveau de consommation d’énergie primaire. L’isolation à mettre en place doit ainsi correspondre à l’impératif en construction BBC, avec une consommation moyenne de 50 kWh/m².an.

L’étanchéité à l’air indispensable

Qu’il s’agisse d’isoler à simple ou à double couche, l’essentiel est que l’isolant résiste efficacement au froid et à la chaleur. Dans ce contexte, l’étanchéité à l’air revêt un caractère primordial. L’imperméabilité à l’air de la construction est, en effet, directement liée au confort thermique du logement. Entre les ponts thermiques, les fuites d’air ou encore le transfert de vapeur d’eau, la solution multicouche est souvent de rigueur.

Afin de garantir l’efficacité de l’isolation thermique, la pose d’une membrane d’étanchéité à l’air et d’un pare-vapeur s’avère impératif. Le toit est en effet une zone de déperditions calorifiques importantes. La membrane d’étanchéité assure la continuité de l’étanchéité à l’air de la construction. Par ailleurs, le pare-vapeur va empêcher la stagnation de la vapeur d’eau sur les parois du toit.

Garantir un confort optimal

Tout l’intérêt d’isoler la toiture est avant tout de gagner en confort thermique. Le plus souvent, il est préconisé d’intervenir au niveau des combles. Ce procédé s’avère la méthode la plus efficace pour empêcher la chaleur de s’échapper au niveau du toit. Pour une isolation optimale, deux couches valent toujours mieux qu’une. Une isolation performante est toujours gage d’économie d’énergie.

C’est d’ailleurs dans cette optique que l’Etat a développé différentes aides incitatives, permettant aux particuliers d’isoler leur toit à moindre coût. Actuellement très prisé, le programme isolation toiture à 1 euro permet d’isoler les combles perdus au coût symbolique de 1€. Le programme répond au principe de pollueur-payeur, engageant des fournisseurs d’énergie à contribuer à la lutte contre la précarité énergétique.

    Isoler par une laine soufflée    

Isoler les combles intègre en effet la liste des travaux de rénovation énergétique. Lorsqu’il s’agit d’isoler des combles perdus inaccessibles, le soufflage mécanique d’un isolant sous forme de flocons est la solution la plus adaptée. L’espace constitué par les solives et le plafond est rempli de laine de manière homogène et régulière. Suivant la performance thermique visée, l’épaisseur de l’isolant est ajustée.

    Isoler par laine à dérouler

Après avoir procédé à un test d’éligibilité au programme isolation à 1€, il est aussi possible d’opter pour une isolation par laine à dérouler. Cette option est notamment recommandée pour des combles perdus accessibles. Un premier lit de laine à dérouler est déposé entre les solives. Une seconde couche est ensuite déroulée au-dessus, de sorte à ce que le second lit soit perpendiculaire aux solives.

Une question de configuration

Par ailleurs, la configuration de la toiture est primordiale quant au choix d’une isolation à simple ou double couche. Avec un toit en charpente traditionnelle, l’épaisseur entre les chevrons (6 à 8 cm) ne permet pas d’atteindre les niveaux de résistance thermique exigés. Une seconde couche d’isolant s’avère alors indispensable, à poser cette fois-ci entre les pannes.

Isoler une toiture en charpente fermettes industrielles peut par contre se faire parfaitement en simple comme en douche couche. La pose d’un isolant semi-rigide en rouleau ou en panneau permet en effet de satisfaire le niveau de résistance thermique visé. Par ailleurs, il est toujours permis d’opter pour une seconde couche d’isolation. Posée sous fermettes, la deuxième épaisseur de l’isolation permet de limiter les ponts thermiques au niveau de la toiture.

 

 

 

 

 

 

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