Economie d’énergie : vers la quête d’innovations et d’incitations

Le 10 octobre 2017

 

Plus que jamais, l’Etat œuvre de manière à promouvoir les économies d’énergie. Booster la rénovation, pour la rendre plus simple et plus attractive est un défi que se sont lancé l’Ademe et le Plan Bâtiment Durable. Autrement dit, économie d’énergie rime désormais avec innovations et incitations.

Economie d’énergie en perspective

© Crédit photo : Pxhere.com

Faciliter le parcours de la rénovation

En France, la rénovation demeure un secteur porteur. L’amélioration de l’esthétique et du confort global du logement sont considérés comme les rénovations prioritaires des particuliers. Or, les Français peuvent y gagner fortement en privilégiant les travaux de rénovation énergétique. Economie d’énergie et gain de confort, voilà ce qui justifie l’intérêt de songer en priorité à l’amélioration énergétique.

Pour réduire les besoins en énergie primaire, deux grandes solutions s’offrent aux ménages. D’une part, le recours à des énergies renouvelables permet de gagner en autonomie énergétique. En d’autres termes, le foyer s’autorise à réduire de manière plus ou moins conséquente ses besoins en énergie, au profit des énergies écologiques et gratuites. D’autre part, une isolation thermique performante reste toujours un gage de performances énergétiques pour le logement.

    Une isolation efficace et stratégique

Si le recours aux énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse…) permet de réaliser une économie d’énergie incontestable, l’isolation demeure une solution facile à mettre en œuvre. Isoler le logement de manière stratégique garantit en effet des performances thermiques et énergétiques optimisées. En principe, pour que l’isolation soit réellement efficace, elle doit porter sur les zones de déperditions calorifiques principales du logement.

En optant pour une isolation des combles par exemple, le foyer va réduire jusqu’à 30 % ses besoins en chauffage. Le toit et les combles représentent en effet LA zone de pertes de chaleur d’une habitation. Un bon système isolant empêche ainsi la chaleur de s’échapper, permettant alors de réaliser autant d’économie sur les factures du chauffage. Après le toit, les murs représentent 20 % des déperditions de chaleur, contre 15 % respectifs pour les ouvertures ou encore le garage.

Proposer de nouveaux modes de financement

Pour l’heure, un large panel d’aides au financement est déjà mis à disposition des ménages français, afin de les accompagner dans leur projet de rénovation. L’Etat ambitionne de renforcer et/ou renouveler ces aides. Aussi, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et le Plan Bâtiment Durable souhaitent proposer de nouveaux modes de financement aux particuliers.

L’objectif est de mettre en place des dispositifs d’aides et/ou des subventions réellement pertinents. Ces nouveaux modes de financement visent principalement à soutenir les ménages modestes, de même que les foyers en situation de précarité énergétique. D’une manière générale, ces solutions de financement étatiques portent sur deux grands axes :

  • Encourager les ménages à entreprendre des travaux de rénovation énergétique ;
  • Facilité l’accès à la rénovation aux ménages précaires, une démarche intégrant la lutte contre la précarité énergétique.

    Le dispositif des CEE a encore la côte

A ce jour, le dispositif des CEE compte parmi les modes de financement les plus efficaces en matière de rénovation. Le programme des Certificats d’Economies d’Energie repose sur le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, les fournisseurs d’énergie ont l’obligation de contribuer activement au programme d’économie d’énergie de l’Etat. En contrepartie des CEE, ils sont contraints de financer les travaux de rénovation de leurs clients.

Dans le cadre du dispositif des CEE, le mode de financement prend deux principales formes à savoir :

  • L’isolation à 1 €, accessible aux ménages modestes après vérification d’éligibilité pour les travaux d’isolation de combles perdus, pignons, rampants…
  • La Prime énergie, un chèque dont le montant est conditionné par l’économie d’énergie résultant des travaux de rénovation.

Engager les foyers dans la rénovation

Alors que le prix de l’énergie ne cesse de progresser, favoriser les travaux de rénovation énergétique chez les particuliers est de rigueur. Pour l’Ademe, convaincre les Français à s’engager dans la rénovation est un réel défi. Il est essentiel que les foyers prennent conscience de la portée de la rénovation, aussi bien sur leur confort que sur budget.

En effet, la facture d’énergie est un poste qui pèse lourd sur le budget des ménages en France. L’idée est donc de faciliter la vie des ménages s’engageant dans une rénovation. Cette incitation peut prendre différentes formes, comme des démarches administratives simplifiées, des aides au financement, etc.

Accompagner l’auto-rénovation

Enfin, l’auto-rénovation devrait bénéficier d’un accompagnement spécifique. Encore exclue des dispositifs d’accompagnement et d’aides, l’auto-rénovation est pourtant une pratique largement répandue dans l’Hexagone.

Les auto-rénovateurs en herbes pourraient bénéficier d’une simplification administrative, concernant l’accès aux aides en tout genre. L’auto-rénovation profiterait également d’une ouverture aux subventions et aides incitatives, comme une exonération d’impôt, au même titre que des travaux réalisés par des professionnels.

 

 

 

 

 

 

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