Réussir la construction de maison via une bonne isolation

Le 5 octobre 2017

 

En France, les exigences en termes de construction de maison ont largement évolué. Les Français réclament des logements plus performants thermiquement, mais surtout plus économes en énergie. Dans tous les cas, une bonne isolation reste la solution à ces impératifs.

La construction de maison passe par l’isolation

© Crédit photo : Pxhere.com

L’isolation dans la construction de maison

La construction de maison n’a rien d’une mince affaire. Pour des raisons de confort et face aux exigences réglementaires dans le bâtiment, la construction prend un tout autre aspect. Pour les propriétaires, une habitation doit désormais répondre à trois grandes exigences essentielles. Respecter ces impératifs est de mise pour permettre au bâti d’atteindre les niveaux de performance thermique requis.

Le respect de ces exigences repose essentiellement sur une isolation thermique performante. Une maison isolée correctement équivaut à :

  • Un bon confort d’été avec une température intérieure à ne pas dépasser ;
  • Une consommation d’énergie primaire conventionnelle maximale de 50 kWh/m2/an ;
  • Une efficacité énergétique avérée.

La toiture demeure LE point faible de l’habitation

Ce qu’il faut comprendre avant tout dans la construction de maison, c’est que le toit demeure LE point faible du bâtiment. Une toiture mal ou non isolée nuira incontestablement au confort des occupants. Par ailleurs, l’absence d’isolation du toit transforme la construction en une passoire énergétique. A noter en effet que le toit représente à lui seul 25 à 30 % des déperditions thermiques de l’habitation. Ceci représente autant d’énergie gaspillée en termes de chauffage ou de climatisation.

Dans la mesure où la toiture est soumise à de fortes variations de température tout au long de l’année, son isolation constitue donc une priorité. En principe, isoler le toit dans le neuf s’avère plus facile à mettre en œuvre que dans le bâtiment ancien. L’idéal est d’isoler le toit par l’extérieur, pour obtenir d’excellentes performances thermiques et acoustiques. Cette technique limite, voire supprime les ponts thermiques au niveau du toit, tandis qu’elle permet de gagner en espace aménageable dans les combles.

    L’isolation des combles, une solution efficace

Alternativement, isoler les combles de la nouvelle construction favorise également une performance globale optimale de l’habitation. Il convient de comprendre que la légèreté de l’air chaud le fait monter et s’échapper au niveau du toit. En isolant les combles situés juste en dessous de la toiture, c’est une barrière qui empêche la chaleur de s’échapper qui est constituée.

La technique d’isolation des combles varie ensuite suivant qu’il s’agisse de combles aménageables ou de combles perdus. Dans le cas de combles inhabitables, l’opération est rapide et simple, via un isolant en flocon projeté mécaniquement sur le sol des combles. Pour les combles aménageables, l’isolant sous forme de panneaux rigide ou semi-rigide est posé sous les rampants.

    La rénovation des combles toujours envisageable

Il n’est pas rare que lors de la construction de maison, l’isolation de la toiture ait été omise. Dans ce cas, une rénovation des combles reste toujours envisageable. L’idée est d’intégrer un système isolant sans modifier la structure du toit. Le principe reste le même, en intervenant au niveau des combles. Ce qui est intéressant dans cette démarche, c’est que le propriétaire a même droit à une aide au financement de la part de l’Etat.

Ces aides incitatives encouragent en effet les travaux de rénovation énergétique. Dans la mesure où isoler les combles contribue à l’amélioration des performances énergétiques du logement, les travaux peuvent bénéficier de ces subventions. Isolation des combles à 1 €, crédit d’impôt, TVA à 5,5 %, éco-prêt à taux zéro, etc., toutes ces aides sont soumises à conditions. Procéder à un test d’éligibilité au préalable permet de déterminer l’aide au financement la plus adaptée.

Les murs, deuxième poste de déperdition calorifique

En deuxième position, les murs constituent d’importantes zones de déperditions calorifiques du logement. Avec 20 à 25 % des pertes de chaleur, les murs doivent aussi être correctement isolés. En principe, l’isolation des murs dans la construction se fait par l’intérieur. Cette technique offre un niveau de performance thermique élevé, pour des travaux à coût relativement modéré.

La méthode fréquemment utilisée dans ce cas est le principe des systèmes dits « humides ». Concrètement, un complexe préfabriqué associant isolant et plaque de plâtre est collé à même le mur intérieur. Alternativement, l’isolation des murs peut se faire également par l’extérieur, via le doublage d’un isolant continu, maintenu sur ossature métallique.

Le sol trop souvent négligé

Enfin, optimiser les performances thermiques et énergétiques d’une construction neuve repose également sur l’isolation du sol. Un plancher mal ou non isolé représente entre 7 et 10 % de déperdition de chaleur.  Aussi, l’isolation du sol dans une maison neuve représente un enjeu majeur. Elle est même incontournable, lorsque le sol en question est accessible par le dessous, avec une cave ou un sous-sol.

Ce poste d’isolation souvent négligé présente toutefois l’avantage d’obtenir une certaine qualité de vie confortable. Elle préserve de la sensation de froid et contribue de manière non négligeable à améliorer les performances énergétiques de la construction.

 

 

 

 

 

 

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